L’enquête de performance industrielle est un véritable outil de mesure et repose sur 16 indicateurs qui permettent de :

  • Mesurer la performance industrielle, économique et humaine à travers des indicateurs concrets,
  • S’étalonner avec les confrères du même métier, actifs dans la filière,
  • En déduire les leviers d’action ayant un fort impact sur le résultat net et la trésorerie,
  • S’appuyer sur un outil de dialogue commun avec l’ensemble des collaborateurs
  • Et disposer d’éléments objectifs pour étayer les discussions entre clients et fournisseurs au sein de la filière.

Elle constitue un outil puissant pour les entreprises qui souhaitent mieux orienter leurs efforts et améliorer de façon significative leurs performances.

Enquête 2017

Résultats de l’enquête 2017

L’Enquête de Performance Industrielle permet de donner une bonne vision de la santé industrielle de la filière et de son évolution depuis 20 ans (100 000 données collectées). Elle repose sur 16 indicateurs qui couvrent 5 domaines : la qualité/satisfaction client, les coûts, l’efficacité d’exploitation, l’implication des hommes et la préparation de l’avenir. Elle offre aux entreprises un benchmark précis et gratuit leur permettant de s’étalonner et d’identifier les plans de progrès ; elle fournit à la filière automobile un instrument de mesure afin de décider des actions vers les entreprises ; elle permet également aux pouvoirs publics de disposer d’un baromètre pour mobiliser et prioriser les moyens de financement.

En 2016, nous constatons une augmentation du chiffre d’affaires de 5 %, des effectifs stables avec une augmentation des intérimaires de 17 %. La performance globale (% d’écart à l’objectif sur les 16 indicateurs) des entreprises de la filière est en progression continue depuis 20 ans, malgré une légère dégradation cette année, avec une forte dispersion entre les sites (25 % sont proches de l’excellence, 25 % en route vers l’excellence, 25 % proches de la moyenne et 25 % en réelle difficulté). Sur l’ensemble, la performance des groupes est bien positionnée, alors que les PME accusent encore un certain retard, plus important que celui des ETI. La qualité satisfaction clients est en amélioration (grâce à l’amélioration des coûts rebuts) ; l’optimisation des coûts se poursuit (CA/personne et VA/personne) ; l’efficacité d’exploitation se dégrade (souvent lié à une désorganisation du fait de la hausse des volumes) ; la préparation de l’avenir s’améliore (en particulier du fait des investissements en formation, malgré une baisse des investissements) ; l’implication des hommes se dégrade. Les points d’amélioration identifiés sont la qualité (retours clients), le taux de service et l’investissement. Quant au Lean (excellence opérationnelle), il est aujourd’hui assez largement déployé dans les entreprises de la filière et on constate un écart de 20 points dans les résultats entre les entreprises qui le pratiquent et les autres.

En conclusion, la filière sait être performante (10 % des sites sont à l’excellence) ; les indicateurs qualité sont bons (60 % des sites en dessous de 20 ppm ; 50 % en dessous de 10 ppm) ; et les indicateurs de coûts progressent (+5 K€ de CA par personne ; +2 K€ de VA par personne). Les points de vigilance concernent la satisfaction client (20 % des sites à moins de 90 % de taux de service ;
20 % des sites sont encore au-dessus de 120 PPM, dont 10 % au-dessus de 300) ; les indicateurs RH (+0,2 points sur l’absentéisme ; -0,2 points sur les suggestions ; le taux de fréquence et taux de gravité en très légère amélioration) ; la maîtrise des équipements (50 % des sites à moins de 76 % sur le taux de rendement synthétique) ; les indicateurs de préparation de l’avenir (50 % des sites investissent moins de 3,4 % du CA ; 50 % des sites dépensent moins de 2 % de la masse salariale en formation) ; et l’agilité et la flexibilité des entreprises.

Les priorités au niveau de la filière :

  • Une action globale « Retour au nominal Qualité » : la maitrise du taux de service est un enjeu majeur compte tenu des tensions sur les volumes de production ; la maîtrise des PPM (en dessous des 100 à minima) sera aussi un standard dans la filière ;
  • La formation des ingénieurs process et des équipes maintenance dans le cadre d’usine digitalisée et la formation avec la réalité augmentée : la maintenance et l’amélioration des rendements machines sont des compétences clés à développer, surtout dans un contexte d’arrivée de nouvelles technologies liées à l’industrie du futur ;
  • Support et moyens financiers pour renforcer les actions sur les territoires autour de la formation (programme ACE) : la sécurité et l’implication des personnes restent un axe fort de travail ; il faut développer davantage le collaboratif et la formation ;
  • Un programme d’accompagnement de 2 x 60 ETI/PME, notamment sur les thèmes de l’efficacité d’exploitation (en collaboration avec BPI), afin de réduire les écarts de performance entre les PME, ETI et Grands Groupes.

Au niveau du territoire et des ARIA, il s’agira de développer les grappes d’entreprises, qui ont montré leur efficacité pour créer des synergies et du collaboratif entre les entreprises (qualité et taux de service et démarches Total Productive Maintenance – TPM) ; inciter les entreprises et les ARIA à investir dans les CMQA (Campus des Métiers et Qualifications Automobile) car c’est dans ces réseaux que vont se réunir ceux qui ont besoin de former leurs personnels et ceux qui offrent des solutions : promouvoir le programme « usines automobile du futur » disponible dans les régions avec l’implication de grands acteurs et accélérer les actions collectives des ARIA sur le thème de l’excellence opérationnelle.

Enquête 2016

Résultats de l’enquête 2016

Les résultats 2016 de cette enquête font ressortir une amélioration globale des résultats par rapport à 2015. La filière sait être performante, le savoir-faire est bien présent. Des points de vigilance ont été identifiés et des actions ont été définies pour y remédier.

LES RÉSULTATS 2016

L’enquête 2016 a reçu 241 réponses, dont une grande partie issue de PME (50 %), 20 % d’ETI et 30 % de grands groupes, correspondant à la structure de l’ensemble de la filière, avec une bonne représentation de la diversité des métiers de la filière automobile.

Les résultats 2016 présentent une progression globale du chiffre d’affaires des entreprises participantes (+ 7 %), et des effectifs stables. 11 indicateurs s’améliorent et 5 restent stable, une progression par rapport à l’année dernière. La performance globale progresse, avec toutefois des écarts entre les grands groupes et les ETI et PME, qui ont progressé, mais moins vite. Les critères les mieux placés sont la qualité et les coûts. L’efficacité d’exploitation a marqué une véritable rupture suite à la crise mais des progrès sont encore possible. Les leviers d’amélioration se situent surtout dans l’implication des hommes et la préparation de l’avenir, et ce quelle que soit la taille des entreprises.

LES AXES D’AMÉLIORATION

Les résultats 2016 de l’enquête démontrent que la filière automobile en France sait être performante et a un vrai savoir-faire. Afin de rester dans la course de la concurrence internationale, les entreprises doivent cependant accélérer l’amélioration de leur performance, en particulier les PME et ETI. L’enquête montre les ruptures à réaliser pour atteindre l’objectif visé par la filière. Cette dernière a identifié trois priorités pour cette année : la maîtrise du taux de services, compte tenu des tensions sur les volumes ; la maintenance et les rendements synthétiques, la clé utiliser les machines au maximum et au nominal ; le niveau d’investissement, en profitant des nouvelle technologies de l’usine du futur. Avec cette enquête, les entreprises répondantes disposent d’un benchmark pour cibler leur plan de progrès. Des grappes d’entreprises, ayant montré leur efficacité pour créer des synergies, ont été mises en place (objectif : au moins 20 grappes en 4 ans). Par ailleurs, la filière mobilise des moyens structurés d’accompagnement des entreprises, avec le programme « Boost performance » (objectif : 1000 sites en 4 ans). Le programme Usines Automobile du Futur, quant à lui, permettra de relancer l’investissement à bon escient.

 

La PFA a mis en place un certain nombre d’actions et services pour améliorer les indicateurs issus de ces enquêtes : voir Les actions, services et outils proposés par la PFA et en particulier le programme Boost Performance, visant à améliorer la performance des entreprises pour des bénéfices business et emplois immédiats et pérennes.

 

Cette année, la PFA a mis en place une restitution personnalisée : dès que vous avez renseigné l’enquête, accédez immédiatement à un premier positionnement de votre entreprise.

Vidéo d’explication de la restitution :

Enquête 2015

Enquête 2014